Le leasing social fait son retour le 16 juillet 2026, pour une troisième édition. Le dispositif permet de louer une voiture électrique neuve à moins de 200 € par mois, sans apport initial. L’État mobilise cette année une enveloppe de 401 millions d’euros. L’objectif affiché est d’atteindre au moins 50 000 ménages bénéficiaires.
Qui peut en profiter
Le dispositif cible en priorité les ménages modestes. Le revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 €. Ce montant se base sur l’avis d’imposition 2025, portant sur les revenus 2024. Un critère de mobilité s’ajoute à cette condition de ressources. Le foyer doit soit habiter à plus de 10 km de son lieu de travail et utiliser sa voiture personnelle pour s’y rendre, soit parcourir plus de 8 000 km par an à titre professionnel avec son véhicule.
Un justificatif reste nécessaire dans les deux cas. Les salariés doivent fournir une attestation de leur employeur sur la distance domicile-travail. Les non-salariés doivent produire une attestation sur l’honneur, accompagnée d’une preuve d’affiliation à un régime professionnel. Autre point à vérifier avant de se lancer : les ménages ayant déjà bénéficié du leasing social en 2024 ou en 2025 ne peuvent pas se représenter cette année.
Combien coûte réellement le loyer
Le leasing social prend la forme d’une location longue durée, avec un engagement minimal de trois ans. Le loyer mensuel ne peut pas dépasser 200 € par mois, hors assurance et options. Chaque loueur doit par ailleurs proposer au moins 25 % de ses véhicules à moins de 140 € par mois.
L’aide de l’État vient directement réduire ce loyer. Elle s’élève à 29 % du coût d’acquisition du véhicule, dans la limite de 6 500 €. Ce plafond grimpe jusqu’à 9 000 € si le site de fabrication du véhicule et celui de sa batterie se trouvent tous deux dans l’espace économique européen. Une surprime forfaitaire de 500 € s’ajoute si le moteur électrique est lui aussi produit en Europe. Cette aide n’est pas cumulable avec le bonus écologique classique, ni avec la prime « coup de pouce » pour l’achat d’un véhicule électrique.
Les modèles et loyers déjà confirmés
| Modèle | Loyer mensuel (à partir de) |
|---|---|
| Citroën ë-C3 | 94 € |
| Fiat Grande Panda électrique | 95 € |
| Hyundai Inster | 99 € à 139 €* |
| Opel Frontera Electric | 99 € |
| Citroën ë-C3 Aircross | 114 € |
| Kia EV2 | 137 € |
| Renault Twingo E-Tech | 130 € à 139 €* |
| Nissan Micra électrique | 139 € |
| Renault 5 | 139 € |
| Opel Corsa Electric | 139 € |
| Peugeot e-208 | 149 € |
| Jeep Avenger | 149 € à 199 € |
| Renault 4 | 170 € |
| Peugeot e-2008 | 179 € |
| Hyundai Kona Electric | 189 € |
| Opel Mokka Electric | 189 € |
| Renault Mégane E-Tech | 190 € |
| Lancia Ypsilon Elettrica | 195 € |
| Alfa Romeo Junior Elettrica | 199 € |
| Peugeot e-308 | 199 € |
Ces tarifs restent ceux communiqués par les constructeurs à ce stade et peuvent encore évoluer légèrement d’ici l’ouverture officielle du dispositif.
Comment faire sa demande
La démarche passe obligatoirement par un professionnel de l’automobile enrôlé auprès de l’Agence de services et de paiement. C’est ce professionnel qui se charge de l’ensemble des démarches administratives liées à l’aide. Un simulateur officiel permet de tester son éligibilité avant même de se déplacer en concession.
Un point de vigilance mérite d’être signalé avant de foncer : lors des éditions précédentes, les quotas s’étaient épuisés en quelques semaines seulement. Mieux vaut donc préparer son dossier en amont de l’ouverture, en réunissant dès maintenant avis d’imposition et justificatifs de mobilité.


