La Nissan Leaf revient en crossover fastback, avec une plateforme neuve et jusqu’à 75 kWh de batterie. Nous avons essayé la version Autonomie Étendue, et passé la gamme au crible pour dire quelle version mérite votre argent.
D’après l’essai et le guide d’achat de Soufyane Benhammouda, parus dans Génération Électrique & Hybride n°23.

La Nissan Leaf change complètement de forme
Nous avions annoncé la nouvelle Nissan Leaf lors de sa présentation. La voici essayée. Le changement est radical : exit la compacte à hayon, place à une silhouette de crossover fastback inspirée du SUV Ariya.
Ce profil n’est pas qu’un exercice de style. Nissan a en effet beaucoup travaillé l’aérodynamique, avec un coefficient de traînée de 0,25. Attention toutefois : ce chiffre suppose les jantes aéro, réservées aux versions d’entrée de gamme. Malgré la ligne fuyante, la vocation familiale demeure, avec un coffre de 437 litres parmi les meilleurs de la catégorie.
À bord, du sérieux plutôt que de l’esbroufe
La planche de bord réunit deux écrans de 14,3 pouces sous une même dalle, et Google Built-in gère la navigation, l’assistant vocal et les services connectés. L’ensemble est moderne sans surenchère. Les matériaux progressent nettement en qualité perçue.

Les sièges Zero Gravity, spécialité de Nissan, confirment par ailleurs leur réputation sur les longs trajets. Un bémol cependant : le maintien de la partie haute du corps est quasi inexistant en virage, ce qui surprend. À l’arrière, deux adultes voyagent confortablement, la garde au toit ayant été préservée. Le plancher plat et les nombreux rangements achèvent de la rendre pratique.
Notre essai de la Nissan Leaf 75 kWh
La version Autonomie Étendue associe un moteur de 218 ch à une batterie de 75 kWh. Les accélérations sont franches et les reprises convaincantes. Sans chercher la sportivité, elle a donc le tempérament qu’il faut pour dépasser ou s’insérer sereinement.

La plateforme CMF-EV apporte un vrai gain d’agrément. Les mouvements de caisse restent contenus et la direction, sans être bavarde, est précise. La suspension privilégie clairement le confort : la Leaf absorbe bien les défauts de la route et se montre particulièrement silencieuse. Le guidage du train arrière mériterait en revanche d’être revu, ses réactions étant régulièrement excessives sur les ralentisseurs les plus cassants.
Sur l’autonomie, enfin, le point faible historique du modèle est corrigé. Nissan annonce jusqu’à 582 km WLTP en finition Evolve, avec une consommation homologuée de 13,8 kWh/100 km. Reste que l’hiver rogne toujours ces valeurs.
Guide d’achat : quelle version de Nissan Leaf choisir ?
Deux batteries, deux moteurs
| 52 kWh | 75 kWh | |
|---|---|---|
| Puissance | 177 ch, 345 Nm | 218 ch, 355 Nm |
| 0 à 100 km/h | 8,6 s | 7,6 s |
| Vitesse maxi | 160 km/h | 160 km/h |
| Autonomie WLTP | 445 à 454 km | 582 à 622 km |
| Pic de recharge | 105 kW | 150 kW |
| 20 à 80 % | 30 min | 30 min |
| Chargeur AC | 11 kW de série | 11 kW de série |
La consommation homologuée s’étage de 13,8 à 14,8 kWh/100 km selon les versions. À 130 km/h, Nissan promet un maximum de 224 km avec la batterie de 52 kWh. Le maximum de 622 km s’obtient quant à lui avec la 75 kWh, dans sa déclinaison la plus sobre en équipement.

Quatre finitions, et un piège à éviter
La gamme compte quatre niveaux. Engage et Engage+ sont réservés à la batterie de 52 kWh, tandis qu’Advance et Evolve accompagnent la 75 kWh. La dotation est généreuse, mais la présentation reste austère sur les premiers niveaux. Engage+ apporte notamment l’écran de 14,3 pouces, la navigation et des jantes de 18 pouces.
Attention en revanche à un détail qui compte : la pompe à chaleur reste optionnelle sur la version 52 kWh. C’est précisément l’équipement qui préserve l’autonomie par temps froid, donc sur la version qui en a le moins. À cocher sans hésiter.
Notre recommandation
Pour un usage majoritairement urbain et périurbain, la 52 kWh suffit largement, à condition d’ajouter la pompe à chaleur. Elle recharge d’ailleurs aussi vite que sa grande sœur sur le 20-80 %, puisque les 30 minutes sont identiques.
Pour rouler régulièrement sur autoroute, en revanche, la 75 kWh s’impose : son pic de 150 kW et ses 582 km changent la donne sur les longs trajets. Si le budget commande, notre guide des meilleures VE petit budget et notre sélection de voitures électriques et hybrides pas chères en 2026 ouvrent d’autres pistes.

