Produite en Europe, la deuxième génération de Dacia Spring adopte une nouvelle plateforme, une batterie LFP de 27,5 kWh et jusqu’à 250 km d’autonomie WLTP.
Dacia renouvelle entièrement sa petite voiture électrique. Si elle conserve son nom, la nouvelle Spring change de plateforme, de moteur, de proportions et de lieu de production. Elle ouvre aussi une offensive qui doit conduire la marque à lancer quatre modèles électriques d’ici 2030.
Commercialisée à plus de 210 000 exemplaires depuis 2021, l’ancienne génération s’était imposée grâce à son prix serré. La nouvelle Dacia Spring reprend ce positionnement avec un tarif de départ annoncé à 17 900 €, hors aides.

Une nouvelle plateforme produite en Europe
La Spring abandonne les bases techniques de sa devancière pour adopter la plateforme RGEV Small de Renault Group. Elle partage ainsi une partie de son architecture avec la nouvelle Renault Twingo E-Tech.
La largeur augmente de 18 cm, ce qui devrait améliorer l’espace intérieur et la stabilité. Dacia ne communique cependant pas encore toutes les dimensions ni le poids définitif de la voiture.
Autre changement important : la nouvelle Spring sera fabriquée en Europe, dans l’usine de Novo Mesto, en Slovénie. Cette production européenne pourrait lui permettre de bénéficier des aides françaises, sous réserve de son éligibilité officielle au score environnemental.
Une batterie adaptée aux trajets quotidiens
La nouvelle Dacia Spring reçoit un moteur électrique de 60 kW, soit 80 ch, développant 175 Nm. Elle passe de 0 à 100 km/h en 12,1 secondes et atteint 130 km/h.
Ces performances suffisent pour circuler en ville et sur les axes périurbains. Elles ne transforment pas la Spring en routière, mais devraient lui apporter davantage de polyvalence que la génération précédente.
La batterie LFP affiche une capacité utile de 27,5 kWh. Dacia annonce jusqu’à 250 km d’autonomie en cycle mixte WLTP. Ce chiffre devra être confronté aux conditions réelles, notamment sur voie rapide et en hiver.
La marque indique que les propriétaires actuels de Spring parcourent en moyenne 34 km par jour. Sur cette base, une recharge hebdomadaire peut effectivement couvrir les déplacements habituels de nombreux utilisateurs.

Une recharge rapide toujours optionnelle
De série, la Spring reçoit un chargeur embarqué AC de 6,6 kW. D’après Dacia, une recharge de 15 à 80 % demande neuf heures sur une prise domestique, 5 h 40 sur une prise renforcée et 2 h 55 avec une wallbox de 7 kW.
Une option ajoute un chargeur AC de 11 kW et la recharge rapide en courant continu de 50 kW. Dans ce cas, le passage de 15 à 80 % réclamerait 1 h 55 sur une borne AC compatible ou 28 minutes sur une borne rapide.
Le choix de réserver la recharge rapide à une option permet de contenir le prix de départ. Il faudra néanmoins examiner son tarif : pour un conducteur sans recharge à domicile, cet équipement peut rapidement devenir indispensable.
Un équipement remis au goût du jour
L’habitacle progresse nettement en matière de présentation. Toutes les versions disposent d’une instrumentation numérique de 7 pouces, d’un radar de recul et d’un frein de stationnement électrique.
La finition Expression propose le système Media Control, qui utilise le smartphone du conducteur comme interface multimédia. La finition Journey reçoit un écran tactile de 10,1 pouces, Apple CarPlay et Android Auto sans fil, ainsi qu’une navigation connectée pendant huit ans.
Avec 250 km WLTP, la Spring reste en retrait de certaines citadines plus grandes comme la Citroën ë-C3. Son tarif la replace cependant parmi les voitures électriques les moins chères en 2026.
Cette deuxième génération paraît mieux armée pour les trajets urbains et périurbains, sans chercher à couvrir tous les usages. Son intérêt réel dépendra maintenant de son équipement à 17 900 €, du prix de la recharge rapide et de son autonomie mesurée.




