Ferrari s’apprête à franchir un cap historique. Le constructeur italien a confirmé l’arrivée de sa toute première voiture 100 % électrique, attendue pour 2026. Un tournant majeur pour une marque dont l’identité s’est construite autour du moteur thermique, du son et de la mécanique, mais qui entend désormais inscrire sa vision de la performance dans une nouvelle ère.
Chez Ferrari, cette électrification ne se veut ni précipitée ni opportuniste. À Maranello, le discours est clair : l’électrique ne doit pas être un simple passage obligé, mais une nouvelle manière d’exprimer l’ADN de la marque, avec le même niveau d’exigence que pour les modèles thermiques et hybrides.
Un développement interne et une approche inédite de l’expérience à bord

Contrairement à de nombreux constructeurs qui s’appuient sur des plateformes partagées, Ferrari a fait le choix d’un développement entièrement en interne. Plateforme, motorisation électrique, batterie, électronique de puissance et logiciels sont conçus à Maranello, afin de conserver une maîtrise totale des performances et du comportement dynamique.
Mais cette première Ferrari électrique ne se distingue pas uniquement par sa technique. La marque a également porté une attention particulière à l’expérience à bord. Pour cela, Ferrari s’est entourée du studio de design LoveFrom, fondé par Jony Ive, ancien designer en chef d’Apple, connu pour avoir façonné certains des produits technologiques les plus emblématiques de ces dernières décennies.
Il ne s’agit pas d’un partenariat technologique avec Apple, mais d’une collaboration centrée sur le design intérieur et l’ergonomie. L’objectif est de proposer une interface plus intuitive, épurée et cohérente, sans transformer la voiture en simple objet technologique. Ferrari entend conserver des commandes physiques, une logique tournée vers le conducteur et une atmosphère haut de gamme, tout en modernisant l’expérience utilisateur.
Performance, émotion et continuité dans la gamme



Sur le plan des sensations, Ferrari promet que cette première électrique ne se limitera pas à des chiffres de puissance ou d’accélération. Le travail porte notamment sur la gestion du couple, la progressivité de l’accélération et l’implication du conducteur. Même la question de l’identité sonore fait l’objet de développements spécifiques, afin de conserver une dimension émotionnelle malgré l’absence de moteur thermique.
Côté design extérieur, la marque assure que ce modèle restera immédiatement identifiable comme une Ferrari. L’électrique ne marquera donc pas une rupture esthétique, mais une évolution naturelle des codes stylistiques de la marque.
Enfin, cette arrivée de l’électrique ne signifie pas l’abandon des motorisations traditionnelles. Ferrari entend conserver une gamme plurielle, combinant thermique, hybride et électrique. Ce premier modèle zéro émission s’inscrit ainsi comme un nouvel axe stratégique, destiné à accompagner la transition du marché sans renier l’héritage de la marque.
Reste désormais à découvrir si cette Ferrari électrique saura convaincre les puristes tout en séduisant une nouvelle génération de clients. Une chose est sûre : à Maranello, l’électrique sera abordé avec ambition, exigence et une vision très personnelle de la performance.
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